Des centaines de personnes ont défilé samedi à Sandton, à Johannesburg, pour la 37e édition de la Pride. Les participants ont célébré les acquis sud-africains tout en rappelant les droits menacés ailleurs dans le monde et en Afrique.
La marche de Johannesburg Pride a eu lieu samedi 31 octobre, dans le quartier d’affaires de Sandton. Elle est partie à 14 heures de Katherine Street, sur un parcours d’environ 2,2 kilomètres, selon un guide spécialisé. L’entrée était gratuite sur inscription, et l’événement comptait trois scènes, des DJ et un village de la Pride. Le thème de cette édition, « Proudly African, Authentically You », célèbre une identité à la fois africaine et personnelle.
Les organisateurs de Pride of Africa la présentent comme la plus ancienne Pride du continent, née en 1990. Elle avait réuni environ 20 000 personnes en 2018, selon Wikipédia, et 10 000 sont attendues cette année. Le nombre exact de participants samedi n’a pas été confirmé, les médias parlant de centaines de personnes. Cette année, la marche a été soutenue par la Ville et par des sponsors privés, dont Heineken, selon Lifestyle & Tech.
Un participant fidèle depuis les années 1990 dit venir défendre les personnes transgenres, dont les droits reculent selon lui. Il cite l’exemple des États-Unis, où il estime que l’on retire leurs droits aux personnes transgenres. Une militante queer y voit un rare moment où la communauté peut célébrer ouvertement son identité en Afrique. Elle rappelle aussi les difficultés des personnes LGBTQ+ dans plusieurs autres pays africains, où l’homosexualité reste criminalisée.
L’Afrique du Sud a inscrit dès 1996 l’interdiction des discriminations liées à l’orientation sexuelle dans sa Constitution, une première mondiale. Elle a aussi légalisé en 2006 le mariage entre personnes de même sexe, rare exception sur le continent. Aucun incident ni bilan officiel de participation n’apparaît dans les sources consultées au moment de la rédaction.