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Le président ougandais affirme que son armée a infligé de lourdes pertes aux rebelles d’ADF NALU

Le président ougandais Yoweri Museveni a déclaré samedi que les récentes frappes aériennes contre les rebelles liés au groupe Etat islamique dans l’est du Congo ont tué « un grand nombre » de militants, dont peut-être un fabricant de bombes notoire.

Le communiqué publié par le bureau du président ne fournit pas de détails sur les frappes aériennes du 16 septembre visant les Forces démocratiques alliées, ou ADF, une organisation extrémiste obscure soupçonnée d’être responsable du massacre d’au moins 41 personnes, pour la plupart des étudiants, et d’autres violences en juin.

Les frappes aériennes ont ciblé quatre camps rebelles situés entre 100 et 150 kilomètres (62 et 93 miles) de la frontière ougandaise, selon le communiqué de Museveni.

Meddie Nkalubo, un fabricant ougandais de bombes appartenant aux ADF, a probablement été tué dans les frappes aériennes, selon le communiqué.

Les combattants des ADF mènent parfois des raids meurtriers à travers la frontière, notamment l’attaque en juin contre un dortoir d’école.

Les ADF s’opposent depuis longtemps au pouvoir du président Museveni à la tête de l’Ouganda depuis 1986.

Le groupe a été créé au début des années 1990 par des musulmans ougandais qui disaient avoir été mis à l’écart par la politique de Museveni. À l’époque, les rebelles avaient mené des attaques meurtrières dans des villages ougandais et dans la capitale, notamment une attaque en 1998 au cours de laquelle 80 étudiants avaient été massacrés dans une ville non loin du lieu de l’attaque de juin.

Une opération militaire ougandaise a contraint les ADF à fuir vers l’est du Congo, où opèrent de nombreux groupes armés, profitant du contrôle limité du gouvernement central sur cette région. Les ADF ont depuis noué des liens avec le groupe État islamique.

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