Trois explosions de voitures piégées ont secoué jeudi les régions de Galgadud et Hiran, dans le centre de la Somalie, alors que le gouvernement poursuit sa mobilisation en vue d’une nouvelle offensive contre les militants islamistes.
Deux voitures piégées ont explosé jeudi matin dans la ville de Dhusamareb, la capitale de l’État central de Galmudug. La ville est depuis deux mois une base temporaire du président somalien Hassan Sheikh Mohamud, où il dirige les opérations militaires contre les insurgés.
Une autre voiture piégée a explosé dans la ville de Buloburde, dans la région d’Hiran, quelques jours seulement après qu’un camion piégé ait tué plus d’une douzaine de personnes dans la ville voisine de Baladweyne.
Des militants d’Al-Shabaab alignés sur Al-Qaïda ont revendiqué la responsabilité, affirmant que l’une des voitures piégées avait touché le palais présidentiel de Galmudug, à Dhusamareb, où réside le président Hassan Sheikh Mohamud. Le groupe a déclaré avoir tué 16 soldats et blessé 14 autres lors de l’assaut.
La Somalie a été confrontée à de fréquentes attaques de la part du groupe militant al-Shabab, affilié à Al-Qaida.
Samedi, un véhicule chargé d’explosifs a explosé à un poste de contrôle de sécurité dans la ville centrale de Beledweyne, tuant au moins 18 personnes et en blessant 40.
Le gouvernement somalien a lancé l’année dernière une « guerre totale » contre al-Shabab, qui contrôle certaines zones rurales du centre et du sud de la Somalie et gagne des millions de dollars grâce à la « taxation » des résidents et à l’extorsion des entreprises.
Le groupe militant compte des milliers de combattants et mène régulièrement des attaques effrontées dans la capitale, Mogadiscio, et ailleurs, freinant les tentatives de redressement après des décennies de conflit en Somalie.
La Somalie a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU une pause de trois mois dans le retrait prévu des soldats de maintien de la paix de l’Union africaine, invoquant la nécessité pour ses troupes de se regrouper.
Auparavant, l’ONU avait approuvé une résolution demandant à la mission de soutenir les Somaliens jusqu’à ce que ses forces assument l’entière responsabilité de la sécurité du pays à la fin de 2024.