Les Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises ont accusé mardi les Forces armées soudanaises (SAF) d’avoir bombardé sans discernement le bâtiment de l’ambassade d’Éthiopie voisine, à Khartoum, la capitale ravagée par la guerre.
Dans un communiqué, le groupe a déclaré que l’aviation de l’armée soudanaise « a bombardé les bâtiments de l’ambassade éthiopienne ce matin, mardi 3 octobre, causant une destruction massive du bâtiment, qui est situé dans le quartier d’Al-Amarat à Khartoum ».
Le communiqué condamne l’attaque et accuse l’armée soudanaise, qu’il qualifie de « milice », d’actes barbares visant des infrastructures cruciales telles que les quartiers généraux des missions étrangères dans ce pays déchiré par la guerre.
« Nous, membres des Forces de soutien rapide, condamnons et regrettons ces actions barbares que la milice Burhan continue de mener en ciblant des installations vitales dans le pays, notamment les sièges des missions diplomatiques et des organisations internationales », indique le communiqué.
Il a déclaré que les actions de l’armée soudanaise dirigée par le général Abdelfattah al-Burhan, qui est également président du Conseil souverain de transition, sont des extensions des activités terroristes qui, selon elles, ont été menées par le PCN dissous.
« Il n’existe aucune description des opérations de destruction systématique menées par les milices du Parti du Congrès national dirigées par Al-Burhan, si ce n’est qu’elles constituent une extension des actes de terrorisme visant les ambassades et les établissements publics perpétrés par les mêmes milices extrémistes dans le pays pendant les trois décennies au cours desquelles ils ont dirigé le pays, et à cause d’eux, le Soudan a été inscrit sur la liste des terroristes », peut-on lire.
Le communiqué indique que seul le déracinement de l’ancien régime d’Omar al-Bashir est le seul moyen d’instaurer la stabilité dans le pays.
« Déraciner le régime défunt de ses racines est le seul moyen d’assurer la sécurité et la stabilité au Soudan et dans l’ensemble de la région et ouvre la voie à la construction de l’État soudanais sur de nouvelles fondations justes, à la restauration d’un régime démocratique, à l’élimination de l’injustice contre le peuple soudanais et construire une armée nationale unique », indique le communiqué.
Les combats entre les deux anciens alliés ont éclaté en avril de cette année après que les FSR ont lancé une attaque contre des positions du gouvernement et de l’armée soudanaises dans la capitale Khartoum et dans la ville de Merowe, dans l’État du Nord.
Les deux parties ont depuis signé plusieurs accords de cessez-le-feu pour permettre l’entrée de fournitures humanitaires, mais aucun de ces accords n’a été effectivement mis en œuvre. Les deux partis ont également minimisé les appels internationaux et régionaux en faveur de la fin de la violence.
Des milliers de personnes ont été tuées et des millions ont été déplacées vers les pays voisins. L’ONU et d’autres organisations internationales ont mis en garde contre une catastrophe si la pénurie alimentaire en cours persiste.
Avec Sudans Post