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Le Kenya réduit le train de vie de ses services administratifs

Le gouvernement du Kenya a ordonné mardi à tous les ministères et départements d’État de réduire de 10 % leurs budgets de fonctionnement pour l’exercice 2023/24 (juillet-juin), a indiqué la présidence.

Le Kenya est confronté à des défis économiques croissants en raison de l’augmentation des remboursements de la dette, de la hausse des taux d’intérêt et des impôts élevés qui ont freiné la demande des consommateurs.

« Dans le cadre du plan de consolidation budgétaire de l’administration visant à contenir le déficit budgétaire, le gouvernement a approuvé la réduction de 10 % du budget ordinaire de chaque ministère et département d’État », a indiqué la présidence dans un communiqué.

Les modifications seront apportées par le biais d’un budget rectificatif, précise-t-il.

Le gouvernement a également annulé l’achat par le gouvernement de 60 % des actions de Telkom Kenya auprès de la société de capital-investissement basée à Londres Helios, a indiqué la présidence, intensifiant ainsi une querelle qui a éclaté après l’élection présidentielle d’août de l’année dernière.

Cette décision vise à annuler un accord conclu au cours des derniers mois de l’administration du président Uhuru Kenyatta, qui avait nationalisé l’opérateur de télécommunications pour un prix de 6 milliards de shillings (40,43 millions de dollars).

L’administration de Kenyatta a fait valoir qu’il était nécessaire de racheter Helios en raison du caractère stratégique de Telkom.

La société est le plus petit opérateur après Safaricom et Bharti Airtel, mais elle gère certains actifs clés sur lesquels s’appuient les communications gouvernementales, notamment un réseau national de fibre optique.

Le gouvernement du président William Ruto a critiqué cette transaction et a même ouvert une enquête parlementaire à ce sujet.

Avec Reuters

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