Le Conseil de sécurité de l’ONU se déclare prêt « à décider, d’ici la fin de cette année et en priorité, de l’avenir de la MONUSCO et de son retrait progressif, responsable et durable, ainsi que des mesures réalistes et concrètes à prendre à cet égard ».
Dans une déclaration adoptée lundi, le Conseil a encouragé le Gouvernement de la République démocratique du Congo à poursuivre les efforts entrepris pour garantir sa responsabilité première de protéger les civils sur son territoire et d’assurer la sécurité du personnel et des biens des Nations Unies.
Le texte prône la mise en place d’un Groupe de travail conjoint – composé du Gouvernement, de la MONUSCO et de l’équipe de pays des Nations Unies – à élaborer d’ici novembre un plan global de désengagement, ainsi que des propositions pour un retrait progressif et ordonné des troupes de la MONUSCO et la réduction progressive des effectifs de la MONUSCO, en plus de définir les modalités pratiques du transfert progressif des tâches.
Abordant la question des groupes armés, le Conseil a exigé la fin de toute nouvelle avancée du Mouvement du 23 mars (M23) sanctionné par le Conseil de sécurité et la mise en œuvre immédiate et complète des engagements pris concernant le retrait de toutes les zones occupées et son cantonnement, comme convenu dans le cadre du Conseil de sécurité du processus de Luanda.
En outre, le Conseil a exigé la cessation de tout soutien extérieur au mouvement et le retrait immédiat de tout parti de ce type de la République démocratique du Congo. Le conseil a condamné dans les mêmes termes le soutien à certains groupes armés qui opèrent sur le territoire congolais.
Le représentant de la République démocratique du Congo, s’exprimant à l’issue de la réunion, a rappelé que le Président Félix Tshisekedi a récemment présenté devant l’Assemblée générale la vision de son pays concernant le retrait de la MONUSCO, qui a ensuite été réaffirmée devant le Conseil par Christophe Lutundala, Ministre des Affaires étrangères.
« Le texte sera certainement salué par le peuple congolais et permettra une diminution des tensions entre la population locale et la Mission », a-t-il ajouté.