Dans son discours prononcé à la tribune des Nations Unies, mercredi 20 septembre 2023, le président congolais, Félix Antoine Tshisekedi, a sollicité des sanctions contre les auteurs et coauteurs de l’agression dont la RDC est victime ” de la part du Rwanda et ses supplétifs du M23”.
» La RDC réitère sa demande de sanctionner les auteurs et coauteurs de l’agression dont elle est victime. Il est inadmissible que les gens cités dans le rapport des experts de l’ONU restent impunis” a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : » Nous félicitons le gouvernement américain pour avoir infligé des sanctions contre le Rwanda et ses supplétifs du M23 qui sollicite un dialogue avec le gouvernement de la RDC qui ne leur sera jamais accordé”.
Le président de la République démocratique du Congo a également demandé le retrait accéléré de la Mission de l’ONU au Congo, la MONUSCO.
« Il est déplorable que les missions de maintien de la paix déployées depuis 25 ans (…) n’aient pas réussi à faire face aux rébellions et aux conflits armés », a déclaré Tshisekedi devant l’assemblée dans un discours.
« C’est pourquoi… j’ai chargé le gouvernement de la République d’entamer des discussions avec les autorités onusiennes pour un retrait accéléré de la MONUSCO… en avançant le début de ce retrait progressif de décembre 2024 à décembre 2023 », a-t-il déclaré.
Dans son discours le chef de l’État congolais a dénoncé la politique onusienne de « deux poids deux mesures » qui accorde plus d’importance à la résolution des crises en occident qu’en Afrique.
« Les peuples africains ne comprennent pas souvent l’attitude équivoque, la politique de deux poids deux mesures, les ambigüités et atermoiements de notre organisation, plus particulièrement de son Conseil de sécurité, dans certaines crises politiques et sécuritaires graves qui sévissent en Afrique, parfois depuis plusieurs décennies », a déploré le Chef de l’Etat congolais tout en évoquant les différentes crises politiques et sécuritaires qui secouent l’Afrique en ce moment notamment la crise soudanaise à laquelle, selon lui, la communauté internationale est « indifférente ».
Cette indifférence est également constatée dans la crise sécuritaire et humanitaire à laquelle fait face la République démocratique du Congo. Cette crise n’est pas traitée avec la même dextérité que celle de l’Ukraine. Pendant que toute la communauté internationale concentre son soutien à l’Ukraine qui fait face à l’agression russe, la République démocratique du Congo qui se trouve dans la même situation avec l’agression de son voisin, le Rwanda, est oubliée. Contrairement à la crise Ukrainienne celle de la RDC est négligée alors qu’elle dure plus d’une décennie.