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Le Mozambique et UBS règlent à l’amiable le différend découlant du scandale des « obligations de thon »

Le Crédit Suisse a conclu un règlement à l’amiable avec le Mozambique à la dernière minute concernant le scandale des « obligations de thon » de plus de 1,5 milliard de dollars, a annoncé dimanche le nouveau propriétaire de la banque suisse, UBS (UBSG.S), mettant un terme à un différend préjudiciable dont il a hérité.

Dans un communiqué diffusé dimanche, la banque aux trois clés indique que la procédure juridique à Londres à propos de cette affaire a été réglée à l’amiable. L’accord concerne le Credit Suisse, la République du Mozambique et la plupart des autres bailleurs de fonds dans le cadre du contrat avec Prodicos. Les parties sont convenues de se délier de tous les engagements et prétentions en relation avec cette transaction. La querelle juridique, qui durait depuis plusieurs années, est donc définitivement réglée.

« Les parties se sont mutuellement libérées de toute responsabilité et réclamation liées aux transactions », a indiqué UBS.

« Les parties sont heureuses d’avoir résolu ce différend de longue date découlant d’événements survenus il y a dix ans. »

Les termes de l’accord n’ont pas été divulgués un jour avant le début lundi d’un procès civil de trois mois à Londres.

L’affaire des obligations de thon remonte à trois accords entre des sociétés publiques mozambicaines et le constructeur naval Privinvest – financés en partie par des prêts et des obligations du Crédit Suisse et soutenus par des garanties non divulguées du gouvernement mozambicain.

Le Mozambique, l’un des pays les plus pauvres du monde, souhaitait révoquer une garantie souveraine sur un prêt qui, selon lui, avait été obtenu de manière corrompue et obtenir une compensation pour d’autres actes répréhensibles présumés.

UBS, qui a sauvé le Crédit Suisse ravagé par le scandale dans un contexte de turbulences dans le secteur bancaire mondial plus tôt cette année, dispose d’une réserve financière pouvant atteindre 10 milliards de dollars pour les litiges, ont estimé les analystes de JPMorgan dans une note aux clients mercredi.

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