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Un officier de l’armée congolaise condamné à mort pour avoir tiré sur les manifestants à Goma

Après un mois de procès, la cour militaire du Nord-Kivu a rendu son verdict, lundi 2 octobre tard la nuit à Goma, dans l’affaire du carnage des adeptes de la secte « la foi naturelle judaïque messianique vers les nations », appelés « Wazalendo ».

Principal accusé, le colonel Mike Mikombe, ancien commandant de la Garde républicaine à Goma, dans l’est du pays, a été condamné à la peine capitale. Le Congo n’a pas appliqué la peine de mort depuis plus de 20 ans, ce qui en fait une peine à perpétuité.

Trois autres militaires de seconde classe de la même unité ont été condamnés à 10 ans de prison. Deux autres officiers ont été acquittés, dont le colonel Donat Bawili, qui dirigeait alors le régiment des forces armées congolaises à Goma.

En août, le maire de Goma avait interdit une manifestation organisée par une secte connue sous le nom de Wazalendo. Ses partisans prévoyaient de manifester contre l’organisation régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est et la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Congo. Les organisateurs n’ont pas respecté cet ordre d’interdiction mais leurs manifestations avaient été violemment réprimées par l’armée et la police avec un lourd bilan de 58 morts et plusieurs blessés.

La mission de l’ONU a fait face à des pressions croissantes pour se retirer du Congo après plus de deux décennies passées dans ce pays en proie des conflits multiformes.

Le groupe de défense Human Rights Watch a déclaré qu’avant que les manifestations n’aient pu avoir lieu, les forces armées ont tiré sur les manifestants de Wazalendo dans les rues.

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