Les résultats partiels de l’élection présidentielle du 10 octobre dernier au Liberia donnent une légère avance au président sortant Georges Weah, suivi de près par son principal concurrent et ancien vice-président Joseph Boakai.
Sur un nombre total de 1 355 140 voix enregistrées depuis la clôture des bureaux de vote le 10 octobre, Weah a accumulé 593 558 voix, soit 43,80 % des voix, selon les données du 15 octobre de la Commission électorale nationale (NEC).
Joseph Boakai, qui a temporairement été en tête de la course les 11 et 12 octobre, se bat avec ténacité pour suivre le rythme avec 589 977 voix, soit 43,54 % du total des voix comptées jusqu’à présent.
Ces derniers décomptes des voix ont conduit à une réduction considérable, d’environ 75 pour cent, de l’avance que Weah avait sur Boakai samedi – d’une marge de 13 758 samedi à 3 581 dimanche.
Avec seulement 3 581 voix séparant les deux hommes, cette élection est devenue une lutte acharnée, caractérisée par des marges très minces depuis le début de l’annonce des résultats, le 11 octobre. Le Président, selon les données du NEC, est en tête depuis trois jours, avec une marge fluctuante.
La faible marge entre les deux, qui peut être attribuée aux voix importantes qu’ils recueillent dans leurs fiefs respectifs, intervient alors que 4 295 des 5 890 bureaux de vote à travers le pays ont été décomptés.
Les loyautés tribales ont joué un rôle de premier plan en aidant à réduire la concurrence entre le président et son principal rival, ainsi que le fort soutien populaire apporté à leurs candidats à la vice-présidence respectifs. En outre, le soutien de certaines personnalités politiques influentes qui jouissent d’un attrait tribal important dans leurs comtés respectifs a également contribué à une concurrence féroce.
Weah, ancienne star internationale du football, est en poste depuis janvier 2018 et se présente à sa réélection sur un programme qui met en avant ses réalisations au cours de son premier mandat, notamment le développement des infrastructures et la réforme économique. Il a souligné son engagement à poursuivre ces politiques et à apporter davantage de prospérité au Libéria.
D’un autre côté, Boakai, qui a été vice-président sous l’ancienne présidente Ellen Johnson Sirleaf, se présente comme un homme d’État expérimenté, capable de répondre aux besoins de la nation d’une manière différente. Sa campagne s’est concentrée sur des questions telles que la santé, l’éducation et la protection sociale.
Les deux favoris sont suivis de loin par un certain Edward W. Appleton du Grassroots Development Movement, un parti politique relativement nouveau, qui a réussi à obtenir une part de 28 750 voix, soit 2,12% du total des voix.
La part des voix d’Appleton dépasse celle des autres prétendants, dont Alexander Cummings, Cllr. Taiwan Gongloe et le Dr Clarence Moniba, dont on s’attendait initialement à de bien meilleurs résultats aux élections.
Vient ensuite Lusinee Kamara, qui a obtenu une part de 26 883 voix, soit 1,98 % du total des voix, tandis que Gongloe est cinquième avec 22 536 voix (1,66 %) et Cummings arrive sixième, avec 22 162 voix, soit 1,64 %.