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21 soldats nigériens tués dans une embuscade tendue par un « groupe terroriste », selon le pouvoir de Niamey

Une embuscade tendue par un « groupe terroriste » a tué mardi 21 soldats nigériens près de la frontière avec le Burkina Faso, a déclaré le pouvoir du Niger dans un communiqué lu à la télévision nationale.

Selon le communiqué du ministère de la Défense nationale, c’est aux environs de 10h, ce mardi 25 juin 2024, qu’un détachement des Forces de défense et de sécurité (FDS) en mission de contrôle de zone a été la cible d’une attaque menée par une coalition d’assaillants lourdement armés. L’attaque s’est déroulée à Tassia sud Bandjo, dans le département de Téra, région de Tillabéri, dans la zone des trois frontières.

Le bilan fait état de vint-un (21) morts dont un civil ainsi que neuf (09) soldats blessés. Deux (02) véhicules ont été également endommagés dans l’attaque selon le ministère qui précise que des dizaines de terroristes ont été neutralisés et  leurs moyens de transport détruits. Aussi, ajoute la même source, des moyens aériens et terrestres sont déployés pour traquer et neutraliser le reste des assaillants.

Le communiqué de mardi soir ne précise pas quel groupe est à l’origine de l’attaque. Le Niger est aux prises avec une crise sécuritaire meurtrière impliquant plusieurs groupes armés.

La semaine dernière, le Front patriotique de libération a attaqué un pipeline soutenu par la Chine et menacé de nouvelles attaques si l’accord de 400 millions de dollars avec la Chine n’était pas annulé. Le groupe, dirigé par Salah Mahmoud, un ancien chef rebelle, a pris les armes après le coup d’État l’année dernière qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu.

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso voisins luttent également contre des mouvements liés à Al-Qaida et au groupe extrémiste État islamique dans un conflit qui dure depuis une décennie dans la région du Sahel et qui s’aggrave.

Les violences ont tué des milliers de personnes l’année dernière et plus de 2 millions de personnes ont été déplacées, selon les Nations Unies.

Le Mali et le Burkina Faso sont également dirigés par des juntes et ont connu chacun deux coups d’État depuis 2020. Les deux juntes ont expulsé les forces françaises et se sont tournées vers des mercenaires russes alors qu’elles luttent pour réprimer les groupes islamistes.

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