Le gouvernement burkinabè a rejeté dimanche le rapport de l’ONG Human Rights Watch sur la situation des droits humains au Burkina Faso, le qualifiant de « faux » et de « tissu d’allégations infondées », dans un communiqué rendu public à Ouagadougou.
Dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré depuis le coup d’Etat de septembre 2022, le Burkina Faso, depuis 2022, reste confronté à une insécurité persistante liée aux groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique. Ces violences ont causé des milliers de victimes malgré les opérations militaires en cours.
Dans son rapport publié jeudi, HRW affirme que les forces armées burkinabè et leurs supplétifs civils seraient responsables de 1.255 morts parmi les civils, sur un total de 1.837 décès recensés entre janvier 2023 et août 2025. L’ONG attribue par ailleurs 582 morts au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda.
Ce rapport est un tissu de conjectures et d’allégations graves infondées dont Human Rights Watch est coutumière, s’ingurge Ouagadougou.
Le « Gouvernement n’est nullement surpris par les agissements de cette soi-disant ONG totalement déconnectée des réalités du terrain qui n’a ni bureau, ni représentation au Burkina Faso », peut-on lire dans le communiqué.
Selon ce communiqué, cette structure se contente régulièrement de relayer des allégations d’individus choisis, recevant d’elle des subsides, pour lui offrir en contrepartie de quoi alimenter ses récits imaginaires et fantasmés.
Pour les autorités de Ouagadougou, « Cette manœuvre s’inscrit dans une logique d’instrumentalisation de la cause des Droits humains à des fins politiques visant à fragiliser les efforts du digne peuple burkinabè dans la lutte contre le terrorisme. »
Alors que HRW estime que plusieurs responsables, dont le capitaine Ibrahim Traoré, six hauts cadres burkinabè ainsi que des dirigeants du JNIM, pourraient être tenus pénalement responsables au titre de la responsabilité de commandement, le gouvernement le gouvernement rappelle que la lutte contre le terrorisme constitue une priorité nationale absolue et qu’elle est conduite dans le strict respect des lois nationales ainsi que des engagements internationaux du Burkina Faso en matière de Droits humains.
Prudence AGBALETI