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Burkina Faso : l’État renforce sa participation dans la mine d’or de Kiaka

Le gouvernement burkinabè poursuit sa stratégie de montée en puissance dans le secteur minier. Il a autorisé l’acquisition de 25 % supplémentaires dans le projet aurifère de Kiaka, pour un montant estimé à 70 milliards de francs CFA, soit environ 175 millions de dollars.

L’annonce a été faite par la société minière australienne West African Resources Limited (WAF), opératrice du site, dans un communiqué publié dans la nuit de lundi 20 avril 2026. Cette décision s’appuie sur le décret n°2026-0287, publié le 16 avril au Journal officiel du Burkina Faso.

Le texte autorise la Société de participation minière du Burkina Faso, bras financier de l’État dans le secteur extractif, à augmenter sa part dans le capital de Kiaka SA à hauteur de 25 % supplémentaires. Une opération qui s’inscrit dans la continuité des orientations adoptées en février 2026 par le Conseil des ministres, visant à accroître le contrôle public sur les ressources minières stratégiques.

Selon plusieurs sources concordantes, cette nouvelle prise de participation porterait la part totale de l’État burkinabè à environ 40 %, contre 15 % auparavant.

Dans son communiqué, West African Resources Limited indique avoir engagé des discussions avec les autorités burkinabè autour de la restructuration de l’actionnariat du projet. Le groupe affirme vouloir collaborer étroitement avec la SOPAMIB pour finaliser l’opération, avec une échéance fixée à fin 2026.

Le directeur général de WAF, Richard Hyde, estime que la publication du décret « lève les incertitudes » liées à la participation de l’État. Il précise que les fonds issus de cette cession seront redistribués aux actionnaires sous forme de dividende exceptionnel.

L’entreprise souligne par ailleurs que ses autres actifs au Burkina Faso, notamment les mines de Sanbrado et Toega, ne sont pas concernés par cette évolution.

Situé dans la commune de Gogo, dans la province du Zoundwéogo, le projet de Kiaka s’étend sur plus de 54 km² et figure parmi les principaux gisements aurifères en développement dans le pays.

Prudence AGBALETI

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