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Afrique du Sud : le fils de Robert Mugabe expulsé après une condamnation

Les autorités sud-africaines ont procédé à l’expulsion de Bellarmine Chatunga Mugabe, le plus jeune fils de l’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe. Cette décision fait suite à une condamnation pour des infractions à la législation sur l’immigration, dans une affaire distincte de la tentative de meurtre pour laquelle il avait initialement été inquiété.

Âgé de 28 ans, Bellarmine Chatunga Mugabe a plaidé coupable et a été condamné à une amende d’environ 9 000 dollars. Lors de l’audience, le magistrat Reiner Boshoff a précisé que l’accusé était également sanctionné pour avoir exhibé un pistolet factice en laissant croire qu’il s’agissait d’une arme réelle. Le tribunal a ordonné son expulsion immédiate, sous escorte jusqu’à l’aéroport.

Initialement, l’affaire portait sur une tentative de meurtre liée à une fusillade survenue le 19 février. Dans ce dossier, Bellarmine Mugabe comparaissait aux côtés de son cousin, Tobias Mugabe Matonhodze, âgé de 33 ans.

Contrairement à Bellarmine Mugabe, Tobias Matonhodze a reconnu sa culpabilité pour tentative de meurtre, infractions à la législation sur les armes à feu, entrave à la justice (l’arme n’ayant jamais été retrouvée) ainsi que pour des violations des lois sur l’immigration. Il a été condamné à trois ans de prison, une peine que le tribunal a qualifiée de « clémente », notamment en raison de circonstances atténuantes, dont l’indemnisation de la victime.

Selon les éléments de l’enquête, le jardinier visé lors de la fusillade aurait perçu 250 000 rands (environ 15 000 dollars), avec la promesse d’un complément de 150 000 rands. Malgré ces avancées judiciaires, l’arme utilisée lors des faits demeure introuvable à ce jour.

À l’issue de l’audience, Bellarmine Chatunga Mugabe a été reconduit hors du territoire sud-africain, tandis que son cousin sera expulsé à l’issue de sa peine d’emprisonnement. Cette affaire, mêlant violences, infractions migratoires et zones d’ombre, a suscité une vive attention en raison du profil des personnes impliquées.

Prudence AGBALETI

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