Le Ghana a officiellement apporté son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental. Cette position, annoncée à l’issue d’une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, renforce la dynamique diplomatique menée par Rabat sur ce dossier.
Le Ghana a déclaré soutenir le plan marocain d’autonomie comme la seule base réaliste et durable pour résoudre le différend sur le Sahara occidental. Cette position figure dans un communiqué conjoint publié, mardi 21 juillet, à Accra. C’était à l’issue d’une rencontre entre les chefs de la diplomatie ghanéenne et marocaine.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est entretenu avec son homologue ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa, dans le cadre d’une visite officielle au Ghana. Les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de renforcer les relations bilatérales entre leurs pays.
Dans le communiqué conjoint, le Ghana salue également les efforts des Nations unies pour parvenir à une solution politique au différend. Accra réaffirme son soutien au processus conduit sous l’égide du Secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel.
Les autorités ghanéennes ont aussi pris acte de la résolution 2756 du Conseil de sécurité des Nations unies. Adoptée en octobre 2024, cette résolution appelle les parties à poursuivre les négociations afin de parvenir à une solution politique, réaliste, pragmatique, durable et fondée sur le compromis. Contrairement à certaines formulations relayées, elle ne désigne pas le plan marocain comme l’unique base des négociations.
Pour Rabat, ce nouveau soutien constitue une avancée diplomatique supplémentaire en faveur de son initiative d’autonomie. Le Maroc affirme que plusieurs États ont récemment exprimé leur appui à cette proposition, présentée en 2007 comme une solution au conflit.
La visite de Nasser Bourita a également été marquée par la tenue de la deuxième session de la Commission mixte de coopération maroco-ghanéenne. Les deux (2) pays souhaitent renforcer leur coopération dans plusieurs secteurs, notamment le commerce, l’investissement, l’agriculture et la formation.
Prudence AGBALETI