Le Botswana a accordé à Giyani Metals (EMM.V), un permis d’exploitation minière de 15 ans, a annoncé mercredi la société, lui ouvrant la voie pour devenir le premier producteur de manganèse de qualité batterie du pays.
Le manganèse est un composant clé des batteries et sa demande devrait être stimulée par la croissance des véhicules électriques, entre autres applications d’énergie propre.
Le projet Kgwakwe Hill (K.Hill) de Giyani traitera sur place des matériaux d’oxyde de manganèse pour produire du sulfate de manganèse de haute pureté, ce qui en fera l’un des rares projets de manganèse de qualité batterie en dehors de la Chine. Ce pays asiatique contrôle 90 % de l’approvisionnement mondial en manganèse de haute pureté.
La mine K. Hill aura une production annuelle initiale de 80 000 tonnes métriques de sulfate de manganèse monohydraté de haute pureté par an sur une durée de vie de 57 ans, selon une évaluation économique préliminaire de 2023.
« La prochaine étape est la production de manganèse de qualité batterie à partir de notre usine de démonstration, en construction à Johannesburg, en Afrique du Sud », a indiqué la société canadienne dans un communiqué.
Le produit de l’usine de démonstration sera utilisé pour la qualification des acheteurs, une étape essentielle avant que des accords d’achat puissent être signés, ajoute la société.
Le Botswana, le plus grand producteur mondial de diamants en valeur, est fortement dépendant des pierres précieuses, qui contribuent à 30 % des revenus nationaux et à 70 % des recettes en devises.
Le pays cherche à se diversifier dans le secteur minier avec des minéraux tels que le cuivre, le nickel, le charbon et le minerai de fer.
Outre les mines de diamant, le pays compte deux mines de charbon en activité et trois mines de cuivre.
Alors que l’appétit mondial pour les minéraux verts augmente en raison de la transition énergétique, la demande de métaux pour batteries tels que le manganèse devrait réduire la dépendance du pays à l’égard des diamants.