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Des pays occidentaux demandent la création d’une commission d’enquête sur les violations des droits au Soudan

Quatre pays occidentaux ont proposé mercredi que l’organe suprême des Nations Unies chargé des droits de l’homme nomme une équipe d’experts chargée de surveiller et de rendre compte des abus et des violations des droits au Soudan ravagé par la guerre.

La Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Norvège et les États-Unis sont à la tête de l’appel lancé au Conseil des droits de l’homme pour qu’il nomme une mission d’enquête composée de trois personnes chargée d’enquêter sur d’éventuels crimes contre les réfugiés, les femmes, les enfants et d’autres personnes au Soudan.

Le Soudan a été plongé dans le chaos lorsque des tensions latentes depuis longtemps entre l’armée, dirigée par le général Abdel Fattah Burhan, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide, dirigées par Mohammed Hamdan Dagalo, ont dégénéré en guerre ouverte en avril.

L’ONU estime que 5 000 personnes ont été tuées et plus de 12 000 autres blessées depuis le début du conflit.

Plus de 5,2 millions de personnes ont fui leurs foyers, dont plus d’un million ont traversé la frontière vers les pays voisins, et environ 25 millions de personnes – la moitié de la population du pays – ont besoin d’une aide humanitaire, selon l’ONU.

« Les rapports font état des violations et les abus les plus effroyables commis par toutes les parties à ce conflit totalement inutile », a déclaré l’ambassadeur britannique à Genève, Simon Manley, à l’Associated Press. « Il est crucial qu’un organisme indépendant des Nations Unies établisse les faits, afin que les responsables puissent répondre de leurs actes et que ces actes odieux cessent. »

Le projet de résolution devrait être examiné par le Conseil des droits de l’homme composé de 47 membres à Genève à la fin de la semaine prochaine, avant la fin de sa session d’automne.

La mission d’enquête viserait en partie à identifier les responsables de violations et d’abus des droits, dans l’espoir qu’un jour les auteurs puissent être tenus pénalement responsables.

Associated Press

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