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Boni Yayi accepte finalement de siéger au Sénat béninois pour le dialogue

Après avoir rejeté l’idée de siéger au Sénat lors de la révision constitutionnelle de 2025, l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi revient sur sa décision. Il justifie ce changement par l’évolution du contexte politique et son souhait de faire de la nouvelle chambre un espace de dialogue.

Boni Yayi change de position sur le Sénat. L’ancien président béninois a annoncé qu’il exercera finalement son droit de siéger comme sénateur de droit. Dans un message publié le 22 juillet, il rappelle avoir refusé cette perspective lors de l’adoption de la réforme constitutionnelle. Selon lui, le contexte politique national a profondément évolué depuis la promulgation de cette révision de la Constitution.

L’ancien chef de l’État évoque notamment l’installation d’un Parlement dominé par une seule majorité politique et la diminution des espaces de concertation. Il estime désormais que le Sénat peut devenir un cadre de dialogue susceptible de porter les préoccupations des citoyens.

Boni Yayi réaffirme également son attachement aux droits humains, aux libertés fondamentales, à la démocratie, à la paix et à l’unité nationale. En vertu de l’article 113-3 de la Constitution, il affirme exercer un droit qui lui est reconnu comme ancien président.

« Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution », écrit-il, promettant de défendre les intérêts du peuple au sein de la chambre haute.

L’installation officielle du Sénat est prévue le 30 juillet 2026 à Porto-Novo, marquant une nouvelle étape dans la mise en place du Parlement bicaméral béninois.

Prudence AGBALETI

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