La décision finale d’investissement (DFI) concernant le projet de raffinerie de pétrole brut en Ouganda est attendue en février prochain, a indiqué l’organisme de régulation du secteur ; une étape susceptible de déclencher le développement — longtemps retardé — de ce projet évalué à 4 milliards de dollars.
Le pays a signé un protocole d’accord avec la société Alpha MBM Investments, basée aux Émirats arabes unis, pour le développement du projet en mars de l’année dernière. Par le passé, des initiatives similaires impliquant d’autres investisseurs russes et sud-coréens avaient échoué.
La décision finale d’investissement (DFI) concernant la raffinerie est attendue pour février 2027 et les travaux d’ingénierie de base ont débuté, a indiqué mercredi la Petroleum Authority of Uganda (PAU) sur le réseau social X.
Alpha MBM Investments devrait détenir une participation de 60 % dans l’installation, le solde étant détenu par la société publique Uganda National Oil Company (UNOC).
Avec une capacité prévue de 60 000 barils de pétrole par jour, la raffinerie devrait constituer un pilier de l’industrie naissante des hydrocarbures en Ouganda, une fois lancée la production commerciale de pétrole à partir des gisements situés dans l’ouest du pays.
Dans une autre publication sur X, la PAU a précisé que l’oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP) — un autre projet crucial pour le secteur ougandais des hydrocarbures — accusait un léger retard, invoquant des perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.